samedi 19 octobre 2013

Psar Thmey

ça ne vous aura pas échappé, je suis une amoureuse des marchés, de France, du Pérou, d'Allemagne, d'Italie, de Malaisie, du Cambodge ou d'ailleurs...
Les marchés sont des ventres affamés au cœur du monde, avalant, mastiquant, digérant, recrachant, femmes et hommes, marchandises et victuailles, abondance et pauvreté. Miroir des petites gens, n'y voyez aucun adjectif péjoratif de ma part, bien au contraire, les besogneux, les laborieux, ceux qui se lèvent tôt avec encore un rien d'ombre dans leurs yeux, ceux qui ont pour horizon la seule ligne d'eau de leurs rêves...
Les marchés s’animent, se vautrent, crient, lâchent leurs pets nauséabonds, s’enivrent, saturent la ville de leurs odeurs exaltées, se battent, bafouillent, racolent en riant le promeneur égaré, s'emmêlent, lustrent leur vitrine comme une mariée à l'aube de ses noces, vocifèrent, étalent impudiquement leurs corps offerts.
Le Phsar Thmey, qui signifie en khmer le nouveau marché, s'est posé, en pleine période coloniale, là où s'étendait un lac gonflé aux pluies de la mousson. Terminé en 1937, c'était alors le plus grand marché d'Asie du Sud Est.
Ce bâtiment de style art déco a été pensé par un architecte français pour protéger au mieux les commerces du soleil et des averses et permettre au vent de circuler le long des allées. 
                                  
Ses 4 ailes s'échappent d'un gigantesque dôme central dédié à la 
bijouterie
et chaque matin les vendeurs déballent des montagnes de
 tee shirts
chaussures,
poulets, 
sacs, écrous, 
téléphones, assiettes, 
cuvettes, fruits, choux, 
coquillages, 
des trucs et des machins, des bidules et des choses, de bric et de broc, et se partagent les allées dans un fouillis parfaitement organisé.




 


 
Et chaque soir, les vendeurs remballent des montagnes de        casseroles, ceintures,
 carottes, balais,
        chemises, bracelets,
      poissons, lunettes, 
  tapis, épices, 
tous les trucs et les machins, les bidules et les choses, le bric et le brac qu'il faudra dès le lendemain déballer...








1 commentaire:

  1. Ca en fait des bricoles en plastique à vendre... multipliées par le nombre de boutiques, puis par le nombre de marchés, puis par le nombre de pays, le total est astronomique. Dommage que souvent après usage les productions plastifiées sont abandonnées dans la nature. Combien faut-il de temps pour que la terre puisse digérer ces déchets ?
    Bises
    Yannick

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